Presse, critiques et retours sur le film
2026 : ces articles ne sont pas seulement des archives de réception. Ils gardent le moment où le mot « nanotechnologie » accumulait promesses, capitaux, inquiétudes et science-fiction, avant d'être débordé par les technologies convergentes. Ce qui se nommait alors nanos circule aujourd'hui sous d'autres noms : IA, bio-ingénierie, traçabilité, interfaces, automatisation.
Attention : ce film n’est pas un film sur les nanotechnologies. On n’y voit pas le nanomonde (de toute façon invisible, même pour un œil électronique). Il ne s’agit pas non plus d’un documentaire scientifique et technique. En revanche, on y découvrira le petit univers de ceux qui – scientifiques, ingénieurs, politiques, industriels, journalistes, militants et philosophes – parlent des nanos pour les promouvoir, les interroger ou les dénoncer. Quel monde, quelle société, quels rapports entre les humains induisent ces techniques et les objets qu’elles produisent ?
Ce jeu de mot est le titre d’un film d’un genre nouveau. Entièrement réalisé à partir d’images glanées sur internet, ce documentaire autoproduit est pourtant un projet audacieux. Les applications des nanotechnologies ne vont plus tarder à pointer le bout de leur nez dans notre vie quotidienne. Et les risques qui en sont inhérents ne sont pas connus. Ce documentaire militant a le mérite de poser les questions que personne ne pose.
Le Silence des Nanos est un film entièrement auto-produit qui a été réalisé à la marge de toute logique de production. C’est son contenu, sa forme comme son caractère underground, qui ont amené Tiers-Cinéma à s’y intéresser et à organiser cette « avant avant-première ». Le film se déroule sur l’écran d’un ordinateur. Au fil du futur, trop mis à mal, semble se retourner contre nous pour se venger. Le film de Julien Colin ne met pas en scène ses personnages dans un proche futur. Il ne spécule pas sur ce qui va être, mais filme ce qui est, ici et maintenant. L’horreur n’est pas pour demain : cette « mort vivante » nous est contemporaine.
Un mot par exemple sur le *Silence des nanos*, film-réflexion sur les nanotechnologies que Julien Colin a monté en téléchargeant des images sans bouger de son ordinateur. Un vrai documentaire, mais réalisé sans argent sans production, et même sans caméra. Peut-être le premier-né d’une génération de « films-Google » ?